Chirurgie du côlon, du rectum et du foie

Le cancer colorectal est un des cancers les plus fréquents en France. Pris en charge à temps, il se traite efficacement. À la Polyclinique Les Fleurs, chaque patient bénéficie d'une prise en charge complète et coordonnée — du diagnostic à la chirurgie, en passant par un bilan préopératoire personnalisé.

Ce que je prends en charge

Cancer du côlon — Colectomie droite ou gauche. Cœlioscopie · RAAC.

Cancer du rectum — Traitement pluridisciplinaire, conservation du sphincter selon la localisation. Cœlioscopie.

Métastases hépatiques — Hépatectomie, en lien avec l'oncologie. Cœlioscopie si possible.

Parcours de soins — RCP, bilan préopératoire en hôpital de jour, réhabilitation améliorée.

Le cancer du côlon

Le cancer du côlon se développe le plus souvent à partir de polypes qui évoluent lentement sur plusieurs années — d'où l'importance du dépistage par coloscopie. Le traitement principal est chirurgical : la partie du côlon atteinte est retirée avec ses ganglions, par cœlioscopie dans la majorité des cas. Cette technique mini-invasive permet une récupération rapide grâce au protocole de réhabilitation améliorée (RAAC).

Colectomie droite

Colectomie droite, étape 1 : tumeur du côlon droit avec son mésocôlon et ses vaisseaux

1. La tumeur et les ganglions qui l'entourent

Colectomie droite, étape 2 : ligature des vaisseaux à leur origine et limites de la résection

2. Le segment de côlon retiré, avec ses ganglions

Colectomie droite, étape 3 : anastomose entre l'intestin grêle et le côlon transverse

3. L'intestin est raccordé au côlon restant

Colectomie gauche

Colectomie gauche, étape 1 : tumeur du côlon gauche avec son mésocôlon et ses vaisseaux
Colectomie gauche, étape 2 : ligature de l'artère mésentérique inférieure et limites de la résection

1. La tumeur et les ganglions qui l'entourent

2. Le segment de côlon retiré, avec ses ganglions

Colectomie gauche, étape 3 : anastomose colorectale, segment retiré représenté à droite

3. Le côlon est raccordé au rectum

Le cancer du rectum

Le cancer du rectum nécessite une prise en charge pluridisciplinaire — souvent une radiothérapie et une chimiothérapie sont réalisées avant l'intervention chirurgicale. La chirurgie consiste à retirer le rectum avec ses ganglions, par cœlioscopie dans la majorité des cas. Selon la localisation de la tumeur, le sphincter peut être conservé ou non. Dans certains cas, une stomie temporaire ou définitive est nécessaire.

Proctectomie et iléostomie de protection

Tumeur du rectum entourée du mésorectum

La tumeur du rectum et son enveloppe graisseuse (mésorectum)

Proctectomie : limites de l'exérèse du rectum et du mésorectum, ligature vasculaire

Le rectum est retiré avec son mésorectum

Après proctectomie : anastomose basse et iléostomie de protection temporaire

Le côlon est raccordé en bas ; une stomie temporaire protège la suture

Amputation abdomino-périnéale

Tumeur du rectum entourée du mésorectum

La tumeur du rectum et son enveloppe graisseuse (mésorectum)

Amputation abdomino-périnéale : exérèse du rectum et de l'anus par voie abdominale et périnéale

Le rectum et l'anus sont retirés, par le ventre et par le périnée

Après amputation abdomino-périnéale : colostomie définitive dans la fosse iliaque gauche

Le côlon est abouché à la peau (colostomie définitive)

Les métastases hépatiques

Le foie est le principal site de métastases des cancers colorectaux. Leur découverte ne signifie pas que la situation est sans issue — au contraire, la chirurgie hépatique est aujourd'hui un traitement efficace qui peut offrir de réelles chances de guérison.

La prise en charge est décidée en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP), en lien avec les oncologues et radiologues. Selon les cas, une chimiothérapie est réalisée avant ou après la chirurgie. L'ablation des métastases — appelée hépatectomie — est réalisée par cœlioscopie chaque fois que possible.

Une prise en charge complète et coordonnée

La chirurgie colorectale et hépatique s'inscrit toujours dans une démarche globale. Chaque dossier est discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) avec oncologues, radiologues et gastroentérologues. Pour les interventions complexes, un bilan préopératoire complet est organisé en hôpital de jour — anesthésiste, cardiologue, diététicienne, kinésithérapeute — afin de préparer au mieux le patient à l'intervention.

Après la chirurgie, le protocole de réhabilitation améliorée (RAAC) est systématiquement appliqué : lever précoce, réalimentation rapide, retour à domicile dans les meilleures conditions.

« Un cancer digestif, ça se combat en équipe. Mon rôle est d'assurer la meilleure chirurgie possible, dans le cadre d'une prise en charge coordonnée où chaque décision est prise collégialement, au bénéfice du patient. »

— Dr Nicolas Tabchouri